Le casino du Havre attend toujours les bandits-manchots qui viendront compléter son parc actuel.
Le casino du Havre attend toujours les bandits-manchots qui viendront compléter son parc actuel. En effet, la maison de jeux possède aujourd’hui 162 machines à sous, alors qu’elle devrait être à même d’en disposer 220, puisque le Ministère de l’Intérieur a donné son accord au groupe Partouche pour l’installation de 58 machines supplémentaires. Si Partouche devait donner les raisons de ce manquement à la règle, il dirait que la crise financière et économique en est la principale cause, mais incriminerait également les différentes lois qui ont directement impacté les maisons de jeux et ont donc réduit le taux de fréquentation de manière significative. Il est vrai que dans l’ensemble des casinos de France on affiche un net recul du PBJ – Produit Brut des Jeux, correspondant à la différence entre les mises et les gains des joueurs, autrement dit le chiffre d’affaires des casinos – ce qui créé une certaine morosité dans le milieu, état qui va crescendo.
Pour le cas du casino du Havre, l’accent est mis sur une baisse significative de près de 20% sur l’année 2008, en comparaison de 2007, année très positive en soi. La loi instaurée par le gouvernement, quant à l’interdiction de fumer dans les lieux publics a été un véritable désastre pour tous les établissements de jeux, de même que le contrôle des identités qui a fait un tri spectaculaire et empêché l’accès aux interdits de jeux et mineurs, d’où une baisse conséquente des ventes.
Le groupe Partouche compte instamment sur ses machines à sous pour essayer de redresser la situation, les bandits-manchots étant le vecteur principal des rentrées d’argent dans les établissements casinotiers. Aujourd’hui, on attend au Havre un retour sur investissement, avec impatience, quand on sait qu’une machine a coûté la bagatelle de … vingt mille euros pièce. L’installation est attendue pour fin 2009 et l’espoir de redresser la pente est bien présent pour le dirigeant du casino, Stanislas Varella.
Néanmoins, le palace tient une bonne place dans le classement national puisqu’il se situe à la 37
ème place contre la 49
ème l’an dernier, ce qui est plutôt une bonne avancée, surtout en ces temps de crise. Malgré cela, l’établissement n’est pas en reste et préfère assurer sa stabilité en faisant intervenir le gouvernement sur une nouvelle règlementation fiscale, bénéfique pour le casino havrais. En effet, cette règlementation donne la possibilité à tout
casino investissant dans des opérations culturelles, de profiter d’un abattement fiscal. Ce que le temple du jeu havrais n’a pas hésité à faire, puisqu’il a investi la somme d’un million et demi d’euros dans la deuxième édition de la Biennale d’art contemporain du Havre, qui s’est déroulée du 7 au 30 juin 2008.
En définitive, même si tout ne semble pas être catastrophique pour le casino havrais et même s’il tend à bien maîtriser la situation, il est certain qu’il y a une réelle urgence à installer les bandits-manchots manquants, ce qui ne fera que booster le chiffre d’affaires de l’établissement et surtout lui permettre de continuer de payer les taxes dont il est redevable auprès du gouvernement et de la commune, où il est établi. Car celles-ci, pour le coup, ne vont pas diminuer…