
Jeux en ligne: La Hollande ne sait plus sur quel pied danser
La Hollande est entrée dans la liste des pays qui ne savent pas établir précisement leur politique en matière de jeux en ligne. La France a souvent fait parler d’elle comme l’a souligné à plusieurs reprise le guide des casinos en ligne : www.casinoweb.org. Cet annuaire a souvent écrit des papiers pour expliquer les nombreux rebondissements de la France pour expliquer son monopole d’Etat puis pour annoncer que l’ouverture des sites de casinos en ligne et de poker online aux joueurs français.
La Hollande avait en 2006, par le biais de la chambre basse, voté une loi pour autoriser les jeux en ligne. Mais cette loi ne comptait uniquement le Holland Casino qui est l’équivalent de la Française des jeux aux Pays-Bas. Seul ce site était légal et tous les autres sites de casinos qui pullulent sur le web étaient considérés comme hors la loi.
La haute chambre des Pays-Bas a récemment voté contre le projet de légaliser les jeux en ligne du Holland Casino. Les Pays Bas qui avait fait un pas en avant en font deux en arrière en votant contre cette loi. Ce vote s’est joué sur le fil car 37 voix ont été en défaveur le jeux en ligne contre 35. Les Pays Bas reviennent donc en arrière et toutes formes de jeu en ligne est désormais illégal au pays du Gouda. Tout Hollandais qui joue sur un site de casino en ligne ou qui bluffe sur une salle de poker virtuelle est considéré comme étant dans l’illégalité.
L’Europe qui essaie de ne parler que d’une seule voix aura des difficultés à se faire entendre puisque chacun y va de sa propre décision sans consultation des autres pays. Bruxelles est claire dans sa politique sur les jeux en ligne et attend de chacun des pays d’ouvrir son marché. Or, comme on peut le voir avec les Pays-Bas, des pays prennent les décisions qu’ils souhaitent même en prenant le risque de se mettre à dos la Commission Européenne. Le Royaume-Uni ou Malte ont des politiques claires sur les jeux en ligne et la « liste blanche » anglaise donne carte blanche aux sites de casino, poker ou paris sportifs sur le web qui figurent sur cette liste. Bien entendu, pour figurer sur cette liste, des critères spécifiques et des vérifications draconiennes ont lieu pour que le joueur en ligne puisse jouer sans se soucier de la fiabilité de la société qui se cache derrière une bannière de sport ou de casino.
Il est fort probable qu’Amsterdam soit rappelé à l’ordre par Bruxelles. D’ailleurs, c’est un comble que les Pays Bas rejettent les jeux en ligne. Le CAC 2008 (Casino Affiliate Convention regroupant les acteurs mondiaux des jeux en lignes ndlr), s’est tenu, comme chaque année, à Amsterdam le week end dernier. Tous les grands groupes de casinos comme Euro Partners, Cpays, 888, Vendôme, etc se donnent rendez vous au CAC pour rencontrer les annuaires de casinos et discuter de l’évolution du jeu en ligne dans le monde.
Le temps que les pays européens se mettent au diapason sur la libéralisation des jeux en ligne, les joueurs continueront à jouer sur des sites de jeux en ligne. Internet est un monde sans frontière et la libre circulation des hommes, des marchandises et des services et le fondement de base de la Constitution Européenne.