Cette expression propre à la roue de casino s’adapte parfaitement à l’état d’esprit des établissements de jeux d’aujourd’hui… En effet, rien ne va plus. Et pour cause… Les casinos de jeux d’argent sont pessimistes et ont peur de l’avenir. Il faut reconnaître que plusieurs éléments ont joué en leur défaveur, à commencer par la loi instaurée par l’Etat et interdisant la cigarette dans les lieux publics, en début d’année 2008 ou bien celle exigeant que les identités des visiteurs soient contrôlées à l’entrée des casinos de jeux. La crise financière n’arrangeant pas la situation et l’augmentation des jeux en ligne toujours plus probante, le chiffre d’affaires des casinos est en net recul, par rapport à l’année dernière et on parle de morosité persistante, dans le milieu, qui ne fait qu’accentuer le fait que les beaux jours sont bien loin derrière… Pour être exact et mettre un chiffre sur cette baisse, on parle d’une différence de 10% entre 2008 et 2007, sur le produit brut des jeux, qui n’est ni plus ni moins que le delta entre les mises et les gains - ou chiffre d’affaires pour être plus précis - baisse que corroborent les syndicats patronaux, tels que Casinos de France, Syndicat des casinos modernes de France et Association des casinos indépendants de France.
Le marché des jeux d’argent est astronomique en France. On compte 197 casinos sur le territoire français, qui emploient 18200 personnes, pour un parc de machines à sous et tables de jeux atteignant un total de 22000 pièces, tous jeux confondus.
Mais un élément fort, sans contexte, vient entacher cette situation déjà difficile. Ce sont les taxes que les casinos ont l’obligation de reverser à la commune. Les prélèvements dont les casinos sont soumis sur leur produit brut des jeux sont de l’ordre de 58%. Il est indéniable que ces taxes les appauvrissent considérablement, surtout en cette période où ils auraient au contraire besoin d’une grande aide de l’Etat. Les patrons des groupes de casinos tels que Partouche, Barrière ou Tranchant s’accordent à dire que les sommes astronomiques que reversent les casinos aux municipalités, sur lesquelles ils sont situés, est très important, sans compter l’impact qui existe en termes d’embauches de salariés, que ce soit aux jeux ou aux autres fonctions multiples qui sévissent dans l’ensemble des complexes.
Si cette situation ne s’arrange pas, les casinotiers se trouveront dans l’obligation de licencier du personnel, voire de fermer leurs portes si elle devient catastrophique. Pour éviter le pire, l’ensemble des établissements de jeux ne voient qu’une solution, afin d’amortir la descente, celle d’alléger la fiscalité des casinos et d’assouplir les règlementations à leur encontre.



