Zeturf se prepare à l'ouverture du marché français

L’inconditionnel du pari hippique ne connaît pas la crise et l’ouverture des jeux en ligne, qui devrait intervenir avant la fin de cette année ne va qu’accentuer la croissance du groupe.

L’inconditionnel du pari hippique ne connaît pas la crise et l’ouverture des jeux en ligne, qui devrait intervenir avant la fin de cette année ne va qu’accentuer la croissance du groupe. En 2008, le chiffre d’affaires de Zeturf enregistre une augmentation de près de 38%, soit 110 millions d’euros contre près de 80 l’année précédente. Avec la libéralisation des jeux, il n’est pas impossible que sa croissance explose et fasse de lui le numéro un du marché des paris de courses de chevaux, en France et en Europe.

 

Cette société encore toute jeune, puisqu’elle a été crée il y a quatre ans,  a élu domicile à Malte et progressivement, s’est installée pour marquer son territoire, dans un milieu pour le moins concurrencé. Reconnue comme étant l’un des principaux acteurs sur le marché hippique, elle ne compte pas en rester là et envisage d’augmenter son parc d’utilisateurs qui s’élève pour le moment à 85000, ce qui est un bon chiffre. Comme de nombreux autres opérateurs de paris sportifs, hippiques ou de jeux d’argent, Zeturf est dans l’attente d’une licence pour pouvoir opérer sur Internet et permettre ainsi, aux nombreux joueurs en ligne qui le guettent, de bénéficier d’un taux de reversement intéressant, avoisinant 95% contre les 72% proposés à ce jour. Pour le moment, la société se contente d’attendre et espère pouvoir œuvrer rapidement ce qui n’est pas certain, les pronostics d’ouverture pour 2009 étant encore à la table du sujet de discussion du gouvernement. On parle de démarrer l’accès à Internet début 2010, mais qu’en sera-t-il exactement ? Nul ne le sait…

 

Ce dont on a connaissance au jour d’aujourd’hui, c’est qu’un bon nombre de futurs opérateurs en ligne sont sur le qui vive et attendent impatiemment le feu vert du gouvernement français. PMU (Pari mutuel urbain) et la Française des Jeux, quant à eux, n’auront plus leur monopole et, de ce fait, laisseront libre cours à une concurrence effrénée, que ce soit dans le domaine des paris sportifs, hippiques ou bien du poker, du blackjack ou même de la roulette. En ce qui concerne les bandits-manchots, ils seront  interdits, car à eux seuls, ils composent tout ce qui justifie l’existence des casinos terrestres.

 

Le marché juteux des jeux et paris en ligne est évalué à un chiffre compris entre trois cents et cinq cent millions d’euros. Les établissements de jeux d’argent terrestres sont tenus de reverser au gouvernement et à la commune sur laquelle ils sont situés, des taxes relativement importantes de l’ordre de 58% de leur PBJ (produit brut des jeux). Aujourd’hui, la question qui se pose est de savoir à quel taux sera évalué la taxe dont seront redevables les opérateurs en ligne, épineuse question quand on sait que certains pays d’Europe prélèvent entre dix et quinze pour cent. Le gouvernement se penche sur le problème et la question est à l’ordre du jour, s’il veut empêcher la concurrence d’opérer depuis des lieux protégés comme Gibraltar ou Malte. Ils permettront ainsi, grâce à l’existence de sites en ligne, d’éviter aux joueurs mineurs de s’adonner aux jeux et paris sur Internet, pouvant amener à une addiction certaine et incontrôlable.

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